Venu avant-hier, samedi, à Kaolack pour présider la cérémonie d’ouverture de la réunion de renforcement de capacités du collectif des présidents de CRG de lutte du Sénégal, le président du CNG de lutte, Bira Séne s’est beaucoup réjoui du déroulement de cette rencontre mais, il a parlé de certaines localités du Sénégal où la lutte n’existe que de nom, la coupe du Sénégal que le CNG compte organiser et d’un différend entre le CNG et un promoteur de lutte qui voulait organiser à la date du 25 février à l’arène nationale .

Entretien

Monsieur le président, pourquoi la nécessité de renforcer les capacités des présidents de CRG ?

Je voudrais remercier tous les présidents de CRG qui sont là, à la tête desquels nous avons le coordonnateur Makhou Mbengue. Je remercie aussi monsieur le président du CRG de lutte de Kaolack, monsieur Mame Cor Faye qui a accueilli ces éminents hôtes. Cette fois-ci, le CNG a voulu changer de paradigme. Comme vous le savez, il ne sert à rien de soigner un corps dont la tête est pourrie. C’est pourquoi on a voulu commencer par la tête pour bien maîtriser les actions à mener. La lutte est un sport généralement pratiqué dans nos terroirs. Il faut à chaque fois de besoin que les gens se retrouvent pour essayer de revoir la manière de gérer nos structures, mais également de se retrouver pour essayer de mettre en cohérence les appréciations, mais, mieux mettre à niveau les autorités qui gèrent la lutte : ce sont les CRG, les CDG et les CLG. C’est en cela que les présidents de CRG ont eu l’excellente idée de programmer ce regroupement-là pour une mise à niveau, mais également une appropriation des textes et règlements directs qui régissent la lutte sénégalaise.  Vraiment, nous avons vu la présence de tous les présidents de CRG sauf un ou deux. Voilà ce que je voulais dire pour cette séance que je magnifie et tantôt, j’ai dit au président, de faire de sorte que ça ne soit pas la 1ère et la dernière, mais, que ça soit des actions ponctuelles dans leur gestion et dans leur coordination, à chaque qu’il se retrouve, pour essayer d’apprécier la situation nationale, essayer d’apprécier la pratique dans telle région, essayer également d’être solidaire dans la gestion. La lutte est bien pratiquée au Sénégal, mais toutes les régions du Sénégal n’ont pas le même niveau de pratique de la lutte. Il faut qu’on fasse tout pour qu’évidemment, qu’il y ait un dynamisme dans chaque région, dans la pratique de la lutte sénégalaise.

Dans certaines localités du pays, notamment le nord, le sud et le sud-est, la lutte est à la traîne, que comptez-vous faire pour qu’elle vît dans ces zones ?

Nous avons mis en place un programme national de pratique de la lutte et, peut-être, dans un ou deux mois maximum, vous allez nous accompagner certainement pour qu’on essaye d’aller dans certaines régions. Nous avons déjà fait le sud il y a deux semaines où on a vu des choses très intéressantes qui peuvent nous permettre de croire qu’en 2026, lors des JOJ, on aura suffisamment d’éléments, suffisamment d’athlètes, pour présenter valablement le Sénégal. Nous comptons aller dans les régions qui pratiquent moins la lutte. Vous savez, il faut avoir des projets, il faut avoir également des programmes et ça, nous les avons. Il faut qu’on les mette en place et qu’on essaye de les dérouler dans toutes les régions du Sénégal. En le faisant, les gens connaîtront mieux ce qu’est la lutte sénégalaise. En le faisant, on va faire aimer la lutte sénégalaise dans certaines contrées et de ce fait, il y en aura qui vont commencer à l’aimer et à la pratiquer.

Président, où en êtes-vous avec la coupe du Sénégal de lutte ?

C’est un projet qui est déjà mis en place. Ça va être intitulé coupe du Sénégal de lutte pour la première fois au Sénégal. Nous avons prévu de faire le lancement officiel durant lequel on va inviter la presse nationale et également faire les préliminaires dans les différentes régions. Il y en aura à Dakar, à Thiès, Diourbel, Kaolack, Fatick, Saint Louis dans un premier temps. Maintenant pour le reste, les 32ème de finale, on va à chaque fois mettre des compétitions dans les différentes régions de lutte. Nous irons vers les régions les plus mobilisatrices qui accueilleront les quarts de finale, les demies, mais, la finale se jouera à Dakar.

Un promoteur voulant organiser à la date du 25 février à l’arène nationale accuse le CNG de forcing, car il (Le CNG) a pris sa date. C’est quoi le problème au juste ?

Ça, c’est un non-événement. Moi, je dis que nous sommes tous des Sénégalais. Et comme vous le savez, le CNG a la possibilité, les moyens légaux d’interdire à un promoteur d’organiser un combat de lutte dans tel lieu ou dans telle localité. Le CNG ne fait pas ça ! Je n’ai pas voulu en parler, mais comme vous m’avez posé la question, je vous dis la réalité des faits. Ce monsieur est venu au CNG pour faire son mea-culpa, qu’il veut organiser, mais il n’a pas de licence. Comment faisiez-vous auparavant ? Il dit qu’il veut utiliser la licence de quelqu’un d’autre qui est décédé il y a trois jours. Ça, c’est quoi ça ? Mais c’est un délit, une usurpation de fonction, une usurpation d’identité et il a pratiquement fait ce qu’il ne fallait pas faire surtout. Fort de ça, il a fait tout, il a demandé aux gens pour qu’on l’aide à organiser et il a déjà commencé à dépenser. On lui a indiqué d’aller chercher les documents normaux pour venir déposer. C’est avant-hier (NDLR : Jeudi 22 février 2024) qu’il a eu la licence. Est-ce que ce dernier peut dire que oui, il avait choisi une date depuis longtemps ? Qui savait qu’il n’y aurait pas d’élection le 25 février ? Quel Sénégalais le savait auparavant ? Personne ! En tout cas, moi, je ne le savais pas. Mais c’est pourquoi quand on a su qu’il n’y aura pas d’élection le 25 février, nous nous sommes dits, mais écoutez, pour permettre aux amateurs d’avoir quelque chose sous l’œil et pour permettre aux lutteurs d’avoir un peu d’argent, mettons 10 millions de mise le 25 février. Tous mes collaborateurs m’ont dit, monsieur le président, mettons 5 millions. Ils se sont réunis, ils ont étudié et ils sont revenus et j’ai accordé. C’est quand on a commencé à faire la publicité qu’il a sursauté pour dire que lui, il veut organiser et qu’il avait retenu la date du 25 février. Mais quand vous retenez une date, vous vous adressez d’abord à l’autorité pour l’informer de votre désir de faire ceci. D’autant plus que sans son autorisation, vous ne pouvez pas organiser. Il ne l’a pas fait et il vient pour dire … Non, il raconte sa vie. Ce qu’il a dit n’est pas du tout sérieux. Vous savez la lutte-là, il faut qu’on la gère très bien, objectivement, il ne faut pas que les gens y amènent de la farce. À Dakar, vous avez suivi des galas luttes à Iba Mar Diop et au même moment, les gens faisaient des tournois au terrain Gaal Gui ou à Adrien Senghor en même temps. Mais pourquoi cette fois-ci, comme c’est le CNG qui organise, il dit qu’il y a du Diaay Doolé ? Si on voulait faire du Diaay Doolé, il n’allait pas organiser parce que tout ce qu’il faut pour organiser, c’est le CNG qui le détient. Non seulement, il pouvait dire que personne n’organise, mais il pouvait dire à ses éléments de ne pas partir là-bas pour organiser ou pour l’encadrer. Il n’a pas de licence, on lui fait la licence en moins de 48 heures de son événement alors, il se met à parler de quoi. Il ne faut pas que les gens racontent leur vie. Ça, c’est la farce de cette année sportive et je la retiens ! C’est une farce publique ! Tu n’es pas en règle, tu n’es pas avec le règlement et tu te permets de convoquer un point de presse pour dire des choses qui ne sont pas vraies. En matière de lutte, il n y’a pas cette histoire de c’est moi qui ai pris le premier la date. L’essentiel, c’est d’avoir l’autorisation du CNG. C’est ça la vérité des faits. Si quelqu’un vous dit autre chose ce n’est pas vrai ! Le CNG va organiser demain (NDLR : dimanche 25 février 2024) à l’arène nationale et les dispositions sont en train d’être prises et là, il n’y a pas de soucis.

Source : RECORD

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